Article n°3 : équipage 323

Acte I : la genèse

Commençons par le commencement : comment est né l’équipage 323 ? Parce que je sais que c’est la question que vous vous posez tous !

Pour cela je vais d’abord me présenter: Mickaël, étudiant à l’EPF école d’ingénieur à Sceaux, 20 ans et toutes mes dents. Je vis à Paris et je fais l’aller-retour tous les jours avec notre Titine pour l’éprouver et surtout ne pas la laisser rouiller! Elle ne boit que du SP98 avec son additif et une bouteille de champagne de temps à autres.

Je vivais ma petite vie peinard et bien tranquille, enfin c’est ce que je croyais jusqu’à ce que je rencontre l’amour de ma vie: une magnifique 4L de 1985 fourgonnette blanche (bien mieux conservée que moi !).  Ayant appartenu à un boulanger du Var, elle est restée 10 ans dans une grange au sec à profiter d’une retraite anticipée. Vous imaginez ? La pauvre, elle a dû s’ennuyer ! Je l’ai donc sortie de sa torpeur prés de Bondoufle en flairant sa trace sur internet. Hé oui, les derniers propriétaires voulaient se séparer de cette beauté (compagnons indignes!). J’ai donc été la chercher sans le contrôle technique (en priant pour ne pas rencontrer la maréchaussée !) et l’ai ramenée chez moi, à Paris.

Acte II : l’insouciance

A l’époque je  n’y connaissais strictement rien en mécanique et je ne voulais pas trop faire rouler notre Titine sans contrôle technique et juste avec l’assurance. Même si le châssis était sain, je décide donc de la confier à un garagiste car le silencieux fuyait et surtout pour qu’il me fasse passer le contrôle technique (quelle bêtise je n’ai pas fait ce jour-là!). C’est donc plus léger de 500€ que j’ai récupéré ma chère 4L, qui, certes, avançait mieux, mais le poids diminué de mon porte-monnaie me donnait envie de pleurer à chaudes larmes. STOPPPP Mickaël, c’est pour ta 4L elle n’a pas de prix et en plus pleurer ça fais rouiller!

Acte III : le projet

J’ai  ramené  ma 4L chez moi, tout fier : les gens me  klaxonnent et me font coucou dans la rue ! De retour  je me plonge sur le site du 4l Trophy. Ah oui, parce que ça je ne vous l’avais pas dit: mon projet, c’est le 4L Trophy. Fin novembre 2011 je cherchais un projet auquel participer: j’étais en école d’ingénieur, plus de prépa donc plus de travail. (Enfin, c’est ce qu’on dit !) Et là,  je tombe sur un futur participant de l’édition 2012 : il me raconte ses périples et m’explique qu’il va seulement louer une 4L pour participer au raid. Pas question de ça pour moi ! Je me rencarde sur cet événement et découvre ce qu’est une 4l et tout cet univers (hé oui, à l’époque pour moi 4l/2cv même combat: vieille voiture qui pollue et qui n’avance pas).

Je décide donc de monter mon projet. Nous avons déjà une association dans notre école qui s’occupe de cet événement (EPF Aventure, et j’en suis l’indigne président cette année). Je recherche donc un copilote, et après un petit mois de recherches dans l’école et mon entourage, je trouve enfin quelqu’un de sérieux, honnête et gentil  pour participer !

Il ne restait plus qu’à trouver la rossinante, le cheval de Troyes, la Delorean pour Retour vers le Maroc.  Après quelques réflexions (une toute prête ? Non, ce n’est pas intéressant et elle peut avoir été fragilisée lors de son premier raid. Une épave ? On n’a peut-être pas le niveau pour la restaurer à temps), nous avons choisi une 4L en bon état avec quelques couacs  pour avoir un peu de travail mais pas trop!

Acte IV : les imprévus

Avec mon super copilote, nous nous sommes donc attelés à la lourde tâche de la recherche de sponsors. Parce que participer au 4L, ça a un coût (trop lourd pour nos pauvres petits porte-monnaie, hélas !). Nous nous sommes mis en quête de sponsors : nous avons certes essuyé quelques refus mais cela ne nous a pas démontés pour autant ! Pour faire rouler Titine dans le désert du Maroc, lui faire découvrir le couscous et lui permettre de rencontrer des chameaux nous étions prêts à tout ! Nous avons donc commencé à recueillir quelques réponses positives et même des dons ! Tout était parfait et avançait (presque) comme sur des roulettes. La date de notre inscription définitive approchait à grands pas et nous étions fin prêts pour finaliser officiellement notre participation. C’est là qu’un imprévu est venu freiner mon enthousiasme : mon copilote m’annonce qu’il quitte l’aventure, à 3 jours de la deadline des inscriptions !

Bien décidé à participer à l’aventure quoiqu’il arrive, je me mets en quatre pour rechercher une personne sérieuse prête à participer au 4L avec moi. Après avoir déposé une annonce sur le site officiel et en avoir parlé à  peu près toutes les personnes que je connaissais, j’ai enfin trouvé LE coéquipier qu’il me fallait, aussi motivé que moi. Enfin, je devrais dire motivéE, puisque c’est une copilote qui aura la chance (ou pas, à elle de voir !) de partir avec moi. Ma nouvelle copilote est donc Roxanne, 20 ans, en quatrième année à l’EPF. Elle avait prévu de participer au projet, a changé de copilote une fois, et a dû abandonner faut de sponsors. Je vous avais bien dit qu’elle était motivée !

On ne se connaît pas, mais je pense que c’est presque un avantage : l’évènement est une opportunité de rencontres, de partage. Et on est réuni autour du même but, donc  peu de chances qu’on se tape dessus au cours de l’aventure !

La suite au prochain épisode…

Notre inscription définitive est faite, maintenant il faut qu’on continue à chercher les sponsors. A côté des partiels à travailler, bien entendu. Bon je vous laisse, j’ai de l’Analyse Numérique à bosser moi… Mais comptez sur nous : vous aurez la suite au prochain épisode !

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